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Prix de l'électricité en Belgique aujourd'hui

Le prix spot de l'électricité heure par heure – BE (BE), vendredi 23 octobre 2026.

La Belgique forme une zone de prix unique, coincée entre la France, les Pays-Bas et l'Allemagne, et son prix de gros évolue le plus souvent au même rythme que le leur. Le nucléaire a longtemps assuré l'essentiel de la production, mais la plupart des réacteurs ont fermé entre 2022 et 2025 ; centrales au gaz, éolien en mer du Nord et importations ont pris le relais.

La facture dépend aussi de la région où l'on habite : la Wallonie, Bruxelles et la Flandre ont chacune leurs gestionnaires de réseau et leurs tarifs. Au niveau fédéral, l'électricité des ménages est soumise à une TVA de 6 %, de façon permanente depuis avril 2023, et l'accise spéciale a baissé au 1er août 2026.

Aujourd'hui, l'électricité coûte en moyenne 12,4 c€/kWh – BE (BE).

En directSource : Bundesnetzagentur | SMARD.de

En ce moment
16,5
c€/kWh, 00 h–01 h
Le moins cher aujourd'hui
7,6
23 h–00 h
Le plus cher aujourd'hui
20,4
08 h–09 h
Moyenne
12,4
c€/kWh, sur la journée

Heure par heure

Les trois heures consécutives les moins chères vont de 12 h à 15 h (moyenne 8,8 c€/kWh). L'heure la plus chère est celle de 08 h à 09 h.

Bas (tiers inférieur)MoyenÉlevé (tiers supérieur)
Afficher toutes les heures sous forme de tableau
HeurePrix spot (c€/kWh)Avec TVA 6 %Niveau
00–0116,517,5Élevé
01–0215,015,9Élevé
02–0312,713,5Moyen
03–0411,812,5Moyen
04–0511,312,0Moyen
05–0612,112,8Moyen
06–0714,215,1Élevé
07–0817,418,5Élevé
08–0920,421,6Élevé
09–1017,718,8Élevé
10–1113,514,4Moyen
11–1210,210,9Bas
12–138,79,2Bas
13–148,38,7Bas
14–159,510,0Bas
15–169,610,2Bas
16–1710,310,9Bas
17–1812,012,7Moyen
18–1914,014,8Élevé
19–2014,515,4Élevé
20–2111,912,6Moyen
21–229,710,3Bas
22–239,710,3Bas
23–007,68,1Bas

Le prix spot est le prix de la bourse, moyenne des quatre prix au quart d'heure de l'heure, hors taxes, tarif d'acheminement et TVA.

D'où vient l'électricité en Belgique ?

Production brute d'électricité en 2024, par source d'énergie. Source : Eurostat (nrg_bal_peh).

Éolien18 %
Solaire11 %
Nucléaire41 %
Bioénergie5 %
Déchets2 %
Gaz19 %
Pétrole0 %
Charbon, lignite et tourbe0 %
Autres4 %

Prix pour les ménages depuis 2023

Prix moyen par kWh, tout compris, pour un ménage consommant 2 500–5 000 kWh par an. Source : Eurostat (nrg_pc_204).

Un ménage en Belgique consommant 2 500–5 000 kWh par an a payé en moyenne 35,8 c€/kWh, tout compris, au 1er semestre 2026, soit autant qu'un an plus tôt (Eurostat).

Chiffre d'Eurostat pour chaque semestre, avec taxes, prélèvements, acheminement et TVA. Mis à jour deux fois par an.

Comment fonctionne le prix de l'électricité en Belgique

Un prix de marché, quatre régulateurs

Le prix day-ahead belge se forme chaque jour sur le couplage européen des marchés, et le gestionnaire du réseau de transport Elia exploite la haute tension. Il n'existe pas de prix réglementé pour un ménage ordinaire : les fournisseurs proposent des contrats fixes, des contrats variables indexés sur les prix de gros et des contrats dynamiques qui suivent le marché heure par heure. La régulation est partagée. La CREG, au niveau fédéral, s'occupe du transport et calcule le tarif social, tandis que la CWaPE en Wallonie, BRUGEL à Bruxelles et le VREG en Flandre approuvent les tarifs de distribution.

Accise spéciale, tarifs de réseau régionaux et TVA à 6 %

La facture se compose de trois blocs : l'énergie, les coûts de réseau (distribution et transport) et les taxes et prélèvements. La distribution, premier poste de réseau, est facturée par le gestionnaire régional, par exemple ORES ou RESA en Wallonie, Sibelga à Bruxelles et Fluvius en Flandre. L'accise spéciale fédérale pour les ménages est de 4,6 c€/kWh hors TVA depuis le 1er août 2026, contre 4,748 c€ auparavant, et la cotisation fédérale sur l'énergie est tombée à zéro le même jour. S'ajoutent les surcharges régionales liées aux obligations de service public, puis la TVA à 6 %.

Le gaz à la marge, le vent du large en contrepoids

Pendant de nombreuses heures, une centrale au gaz est l'unité la plus chère encore nécessaire pour couvrir la demande, si bien que le prix européen du gaz se répercute directement sur l'électricité belge. L'éolien en mer joue en sens inverse : les jours de tempête, les parcs de la mer du Nord font nettement baisser le prix, et les après-midi ensoleillés, les nombreux panneaux posés sur les toits flamands produisent le même effet. Reliée à tous ses voisins, la Belgique importe quand ses centrales ne suffisent pas et exporte en cas d'excédent.

D'un socle nucléaire à un système mixte

Les centrales de Doel, près d'Anvers, et de Tihange, près de Liège, restaient en 2024 la première source d'électricité. Une loi de 2003 prévoyait la sortie complète du nucléaire, et cinq des sept réacteurs ont été arrêtés entre 2022 et 2025. Le Parlement a abrogé cette loi en 2025, et les deux unités les plus récentes, Doel 4 et Tihange 3, ont vu leur exploitation prolongée de dix ans. Le gaz, l'éolien terrestre et en mer et le photovoltaïque fournissent l'essentiel du reste. Le charbon n'est plus utilisé pour produire de l'électricité depuis 2016.

La Belgique et ses voisins

Le pays se trouve sur le grand axe électrique entre le sud nucléaire et le nord du gaz, du vent et du soleil. La France, grande exportatrice, tire souvent le prix belge vers le bas, tandis que les Pays-Bas s'appuient davantage sur le gaz et sur un parc solaire exceptionnel. Depuis 2020, le câble ALEGrO relie directement la Belgique à l'Allemagne, et Nemo Link traverse la mer du Nord jusqu'à la Grande-Bretagne.

Belgique comparé à ses voisins

En 2024, la production d'électricité en Belgique se répartissait ainsi : 41 % nucléaire, 19 % gaz et 18 % éolien. L'éolien, le solaire, l'hydraulique, le nucléaire et la bioénergie ont fourni ensemble 75 % de la production en Belgique.

Belgiquenucléaire 41 %, gaz 19 %
Pays-Basgaz 36 %, éolien 27 %
Francenucléaire 67 %, hydraulique 12 %
Allemagneéolien 27 %, charbon, lignite et tourbe 21 %
Luxembourgéolien 31 %, bioénergie 29 %

Production brute d'électricité en 2024, par source d'énergie. Source : Eurostat (nrg_bal_peh). Le pompage-turbinage est déduit.

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Questions sur le prix de l'électricité en Belgique

Combien coûte l'électricité en Belgique aujourd'hui ?
Pour la zone BE (BE), le prix spot moyen est de 12,4 c€/kWh aujourd'hui. Il est le plus bas de 23–00 h avec 7,6 c€/kWh et le plus haut de 08–09 h avec 20,4 c€/kWh. S'y ajoutent l'acheminement, les taxes et la TVA.
Combien paie un ménage en Belgique pour son électricité ?
Selon Eurostat, un ménage en Belgique consommant 2 500–5 000 kWh par an a payé en moyenne 35,8 c€/kWh par kWh, tout compris, au 1er semestre 2026. Le prix varie selon le gestionnaire de réseau et le contrat.
Quelle part de l'électricité en Belgique vient de la filière « nucléaire » ?
En 2024, la filière « nucléaire » a fourni 41 % de l'électricité produite en Belgique (Eurostat). C'est la première source.
Pourquoi les frais de réseau diffèrent-ils entre la Wallonie, Bruxelles et la Flandre ?
La distribution relève des Régions. Chacune a son régulateur et ses gestionnaires de réseau, et les tarifs reflètent des coûts locaux comme la densité de population, l'âge du réseau et les investissements prévus. Deux ménages qui consomment autant chez le même fournisseur peuvent donc payer des frais de réseau sensiblement différents selon leur commune.
Qu'est-ce que le tarif capacitaire en Flandre ?
Depuis le 1er janvier 2023, une partie des frais de distribution en Flandre dépend de la puissance maximale appelée par le ménage sur un quart d'heure chaque mois, mesurée par le compteur numérique, et pas seulement des kWh consommés. Faire tourner en même temps le four, une pompe à chaleur et la recharge d'une voiture électrique augmente ce pic et la facture. Un pic minimum s'applique à chaque raccordement.
Les centrales nucléaires belges fonctionnent-elles encore ?
Deux des sept réacteurs, Doel 4 et Tihange 3, dont l'exploitation a été prolongée de dix ans. Les cinq autres ont fermé entre 2022 et 2025 en application de la loi de sortie de 2003. Le Parlement a abrogé cette loi en 2025, ce qui rouvre en principe la porte à de nouveaux projets, mais les unités arrêtées n'ont pas redémarré.